Pour chacun d'entre nous : bonne et heureuse année 2012 !
2012
dimanche 01 janvier 2012 14:55 , dans Actualités
Le sapin de Noël décoré par maman, que j'aperçois dans la glace. Probablement dans les années 60, vu la couleur de ses cheveux. On n'avait pas peur à cette époque de mettre de vraies bougies allumées dans le sapin. Elles étaient pincées sur les branches. Il n'est jamais rien arrivé de fâcheux, mais c'était risqué quand même. C'était plus simple que maintenant, plus religieux aussi, et il y avait beaucoup moins de cadeaux, cela ne se compare même pas. On allait quelque fois à la messe de minuit, on chantait "Minuit Chrétiens " !. Mon père allait couper un sapin dans le bois derrière l'église. Ma mère ressortait la boite de guirlandes dorées, puis colorées par la suite. Du gui, du houx, des branches de sapin pour décorer. On mangeait du boudin blanc, de la dinde rôtie et de la bûche aux marrons. On écoutait Tino Rossi chantant Petit papa Noël sur le tourne-disque Teppaz. Avant d'aller se coucher on mettait nos souliers devant le sapin. La nuit ma mère "plongeait" dans le buffet de la cuisine pour chercher les jouets qu'elle disposait dans nos souliers en nous disant le lendemain matin "Le père Noël est passé". On faisait qqfois semblant de dormir et de croire au père Noël. Mon père disait : "de mon temps on n'avait qu'une orange !". Je garde de doux moments de mes Noëls d'autrefois, petite enfant que j'étais entourée de mes parents et de ma soeur.
Le 1er janvier, le premier jour de la nouvelle année, c'était celui des voeux et des étrennes. La tradition voulait que les plus jeunes souhaitent la bonne année à leurs aînés. Ils devaient les embrasser en leur disant "Bonne année, bonne santé et ... le paradis à la fin de vos jours". La coutune voulait aussi que les gens du village aillent présenter leurs voeux à l'instituteur et au curé, en leur apportant des étrennes, comme à des chefs de village. Toute la journée c'était le défilé chez nous. Mon père ne bougeait pas de la maison. Les étrennes, un litre de goutte, une bonne bouteille, une boite de chocolats, une volaille etc... mon père les remerciait chaleureusement. Si c'était le moment de midi ou le soir, ma mère leur offrait un apéritif (guignolet, ricard), un café ou la goutte.Je ne sais pas ce que reçevait le curé pour ses etrennes ?.
Puisque je suis dans ma période Aznavour, et qu'il m'a fait découvrir le Duduk ou doudouk, lors de son concert donné à Dijon vendredi, je ne m'en suis pas privée aujourd'hui.
Le douduk est un instrument de musique arménien. La musique est douce et grave et très jolie je trouve.
Lorsque l'on tient
Entre ses mains
Cette richesse
Avoir vingt ans
Des lendemains
Pleins de promesses
Quand l'amour sur nous se penche
Pour nous offrir ses nuits blanches
Lorsque l'on voit
Loin devant soi
Rire la vie
Brodée d'espoir
Riche de joies
Et de folies
Il faut boire jusqu'à l'ivresse
Sa jeunesse
Car tous les instants
De nos vingt ans
Nous sont comptés
Et jamais plus
Le temps perdu
Ne nous fait face
Il passe
Souvent en vain
On tend les mains
Et l'on regrette
Il est trop tard
Sur son chemin
Rien ne l'arrête
On ne peut garder sans cesse
Sa jeunesse
J'ai passé une excellente soirée hier au Zénith de Dijon. Avec ma fille nous sommes allées écouter M. Charles Aznavour, 87 ans, en tournée dans l' Est de la France.
Il nous a offert un mélange de chansons récentes et anciennes Ave Maria, Désormais, Mes emmerdes, Emmenez-moi, il faut savoir ....
Il traite du temps qui s'enfuit, des 20 ans perdus, de l'amour...
Il s'est entouré d'un pianiste de renommée internationale.
Belle voix, un brin de nostalgie, il commente quelque fois ses chansons, tout cela reste du grand professionnalisme et très classe !
Il interprête un duo avec sa fille Katia. Il esquive quelques pas de danse, il est en grande forme.
Avant la fin du spectacle, il informe que nous on aime "les bis" et qu'il comprend, mais il fait entendre qu'à présent, c'est lui qui choisit le final, et que ce n'est pas la peine de le bisser, qu'il ne reviendra pas. Il a du caractère ce grand monsieur, et une belle énergie. Bravo M. Aznavour.